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2 croisières fluviales en Europe (Janvier et Octobre 2025)

Les escales, de Bâle à Amsterdam et de Budapest à Amsterdam

Le parcours de ces 2 croisières est chargé en lieux historiques, principalement autour de la Seconde Guerre Mondiale. Quelques papes sont aussi très présents en différents endroits. La religion a pesé lourd dans le coin, rarement pour le bonheur des gens, évidemment.

Tout au long de l’itinéraire entre Budapest et Amsterdam, en 2 semaines, le bateau a franchi 77 écluses, de jour comme de nuit. Une activité à part entière sur ce genre de croisière.

La ville de départ de cette seconde croisière, Budapest, est fascinante et magnifique. Les bâtiments historiques sont très bien entretenus et parfaitement mis en valeur. De nuit, la ville s’embellie encore plus.

Selon une certaine habitude de voyage, j’ai pu tester 2 restaurants étoilés de cette veille : Rumour (1 étoile) et Borkonyha Winekitchen (1 étoile). Deux très bonnes expériences.

Voici un aperçu des escales les plus marquantes, que ce soit au départ de Bâle ou de Budapest, avec quelques anecdotes que nos différents guides ont pu nous raconter…

Bâle (de Bâle à Amsterdam)

À Bâle, tout rappelle que la ville vit au rythme du Rhin. Même en hiver, quand l’air est plus vif et les terrasses plus calmes, il suffit de longer les quais pour imaginer l’animation des beaux jours. Car ici, une tradition locale surprend souvent les visiteurs : en été, les habitants n’hésitent pas à se jeter dans le fleuve pour rentrer chez eux… à la nage, portés par le courant dans des sacs étanches en forme de poisson. Une façon très bâloise de transformer le Rhin en moyen de transport — et qui donne encore plus de charme à la promenade le long de l’eau

Budapest (de Budapest à Amsterdam)

À Budapest, il suffit de lever les yeux depuis les rives du Danube pour apercevoir l’un des bâtiments les plus impressionnants d’Europe : le Parlement hongrois. Inauguré en 1902, il est si vaste qu’il compte près de 700 pièces et plus de 20 kilomètres de couloirs. Son architecture néogothique, inspirée du Palais de Westminster à Londres, a été pensée pour impressionner. Et mission accomplie : que l’on arrive par le fleuve, un pont ou les quais, ce bâtiment semble toujours dominer majestueusement la ville.

Le Danube sépare deux villes qui n’en formaient autrefois qu’une alliance : Buda et Pest. Ce n’est qu’en 1873 que les deux rives, avec la petite ville d’Óbuda, fusionnent officiellement pour donner naissance à la capitale hongroise que l’on connaît aujourd’hui. Depuis les quais ou les ponts, on comprend vite cette double identité : d’un côté les collines de Buda et son château, de l’autre les grandes avenues de Pest et le Parlement. Deux visages différents, réunis par le fleuve au cœur de la ville.

La visite, avant l’embarquement sur le Viking Gefjon, est aussi passée par le marché centrale et les incontournables et impressionnants bains Széchenyi.

Vieux-Brisach (de Bâle à Amsterdam)

Perchée sur une colline dominant le Rhin, Vieux‑Brisach occupe depuis longtemps une position stratégique entre la France et l’Allemagne. Cette situation lui a valu bien des convoitises au fil des siècles, et la ville a souvent changé de mains. Après la Seconde Guerre mondiale, elle était presque entièrement détruite. La vieille ville que l’on découvre aujourd’hui a donc été largement reconstruite, mais elle a conservé son point de repère historique : la cathédrale Saint-Étienne, qui continue de dominer la plaine du Rhin et les vignobles alentour.

L’excursion du jour nous a conduit vers une usine de fabrication d’horloge coucou, au coeur de la forêt noire, où l’on a pu goûter au fameux gâteau du même nom.

Strasbourg (de Bâle à Amsterdam)

À Strasbourg, la cathédrale semble surgir au détour des rues comme une surprise. Pendant plus de deux siècles, sa flèche unique en grès rose en a fait le plus haut bâtiment du monde, de 1647 à 1874. Victor Hugo la décrivait comme un « prodige du gigantesque et du délicat ». Et en levant les yeux sur la façade sculptée ou la flèche qui domine toute la ville, on comprend facilement pourquoi.

Le quartier de la Petite France est aujourd’hui l’un des plus photogéniques de la ville, avec ses canaux et ses maisons à colombages. Pourtant, son nom n’a rien de romantique à l’origine. Au XVIᵉ siècle, on y trouvait un hospice où l’on soignait les soldats atteints du « mal français », comme on appelait alors la syphilis. Le quartier a gardé ce nom un peu étrange, même si l’ambiance y est aujourd’hui bien plus paisible que dans le passé.

Heidelberg (de Bâle à Amsterdam)

À Heidelberg, le château en ruine qui domine la ville est l’un des plus célèbres d’Allemagne. Construit en grès rouge au-dessus du Neckar, il a longtemps été la résidence des princes électeurs du Palatinat. Mais au XVIIᵉ siècle, les troupes de Louis XIV le font sauter lors des guerres contre le Palatinat. Depuis, il n’a jamais été entièrement reconstruit. Ses ruines spectaculaires sont devenues, au contraire, l’un des symboles romantiques de la ville.

Mayence (de Bâle à Amsterdam)

À Mayence, l’histoire du livre a pris un tournant décisif. C’est ici qu’au milieu du XVe siècle, Johannes Gutenberg met au point l’imprimerie à caractères mobiles, une invention qui va transformer la diffusion du savoir en Europe. La première grande œuvre sortie de son atelier, la célèbre Bible de Gutenberg, marque le début de l’ère de l’imprimé. En se promenant aujourd’hui sur les places du centre historique, il est amusant de penser que l’une des révolutions culturelles les plus importantes de l’histoire a commencé dans cette ville au bord du Rhin.

Cologne (de Bâle à Amsterdam et de Budapest à Amsterdam)

À Cologne, impossible de manquer la cathédrale : ses deux flèches dominent toute la ville et se voient de très loin le long du Rhin. Sa construction a commencé en 1248… et ne s’est achevée qu’en 1880, soit plus de six siècles plus tard. Entre-temps, le chantier est resté longtemps à l’abandon avant d’être repris au XIXᵉ siècle, en suivant fidèlement les plans médiévaux d’origine. Le résultat est spectaculaire : aujourd’hui encore, la cathédrale de Cologne reste l’une des plus grandes églises gothiques d’Europe.

Page suivante, suite et fin des escales…

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